Fessée, BDSM et Isolation phonique

J’ai volontairement voulu cet article sans illustrations afin que vous puissiez restez concentrés sur son contenu. Bonne lecture à tous.

La fessée… et plus généralement l’univers du BDSM… Il nous aura fallu dix ans de relation pour nous y mettre, c’est dire! Alors comment on y est venu? Au quotidien Madeline avait la fâcheuse (ou pas) tendance à me fesser dès que je me penchais pour ranger ou attraper un truc quand j’étais en boxer, ce qui j’avoue arrive fréquemment. Le tout suivi immédiatement “Je suis désolée j’ai pas pu me retenir! J’ai vu tes fesses et j’ai pas pu résister!” ce à quoi je riait de bon cœur à chaque fois. Et puis un jour qu’elle avait une cuillère en bois à la main, elle s’est retenue puis m’a dit “Raaaah non mais j’ai tellement failli te fesser avec!” Ce à quoi j’ai répondu: “Chiche?”. Et on est partis de là… Au passage, la cuillère en bois c’est ultra cool pour démarrer quand on a rien d’autre sous la main 👌

Petite mise en contexte…

Je déteste la violence de manière générale et ce n’est clairement pas dans ma nature. Mais je sais qu’avec elle je ne crains rien, je pourrais mettre ma vie entre ses mains, je le fais un peu déjà d’ailleurs. Alors qu’elle use de force et de violence sur moi dans le cadre de jeux de domination, cela me paraît au final très naturel même si je conçois que cela paraîtra étrange à beaucoup. Et comme d’habitude, quand on se lance dans un domaine, elle et moi on ne peut pas y aller à moitié! Jamais! Sinon, on s’ennuierait! De par mon activité de blogueur sextoys j’ai une paddle (ustensile en silicone en forme de petite pagaie) qui trainait au fond d’un tiroir depuis 4 ans en désespérant d’être un jour utilisée (le Pelt Paddle de Tantus pour ceux que cela intéresse)…

La stratégie de l’échec… et du succès

Notre première tentative réelle se soldant par un échec cuisant matérialisé par le réveil de notre petit dernier au son du premier coup (plutôt sonore) du paddle sur mon derrière, nous changerons rapidement notre fusil d’épaule pour au final trouver une organisation efficace.

Vu que notre chambre n’est pas (assez) insonorisée, on s’installe à la buanderie, moi à genoux accoudé sur l’assise d’une chaise, nu, équipé juste d’un ballstretcher et d’un baillon en silicone pour encaisser les coups les plus rudes. Je le garde à la main, impossible (pour l’instant) de le mettre à la bouche, mon gag reflex m’en empêche et m’empêcherait de profiter du moment.

Armée de nos (maintenant) deux paddle en silicone, elle enclenche la musique et la session commence. Rapidement, elle s’assoit sur mon dos, surplombant mon derrière. La pression de son poids n’est nullement une gêne mais ajoute une stimulation sensorielle qui démultiplie mon ressenti, cale ma respiration, et me fait doucement glisser vers le subspace.

D’abord doux et répétés afin de chauffer les chairs, les coups s’intensifient, se cadencent en rythme avec la musique et montent en intensité passant de sourds à aigus. Mes chairs se mettent à “brûler”, je mords le bâillon, plie les orteils et anticipe les coups, me faisant parfois surprendre par des impacts inattendus… La session dure je ne sais pas, 5, 10, 15 minutes? Je n’ai plus aucunes notions du temps qui passe, seuls les coups rythment le temps. Je la sens se dandiner en rythme de mon dos, je savoure absolument tout de cette expérience sensorielle : les coups, ses fesses sur mon dos, mon esprit qui se vide d’absolument toute interférence. Elle se lève, me dit “On fait une pause, tu me dit quand on reprend”, pose les paddle sur mon dos et me laisse là.

Je ressens mon esprit qui glisse vers un état de bien être et de paix à l’opposé de la violence des coups. Je glisse dans cet état second, centré uniquement sur ma respiration et je profite de cet état de grâce jusqu’à ce que mes chairs réclament leur “dû” à nouveau. On recommence une, deux fois, jusqu’à ce que mes chairs soient tuméfiées et que l’on décide que “c’est assez pour ce soir”. Je réalise que je suis en train de jouir silencieusement sans avoir stimulé de la moindre manière mes parties génitales. C’est doux et puissant à la fois.

Les “bienfaits” de la session se prolongent après, durant “l’aftercare” mais aussi durant les jours qui suivent la session, les chairs se remettent du traitement qui leur a été infligé, provoquant des picotements qui lorsqu’ils disparaissent viennent à me manquer.

Les soins d’après se portent autant sur moi que sur elle, une boisson chaude, un quelque chose à grignoter, des câlins et souvent quelque chose de léger à regarder. Et on se parle “Qu’est ce que t’as aimé?” “Tu voudrais quoi la prochaine fois?” “Moi je préférerais comme ça”. Les dominants ont une charge énorme que trop ignorent, et eux-mêmes peuvent ne pas l’avoir anticipé, c’est pourquoi il faut leur rappeler à quel point ils ont su mener la session d’une main experte et amener le soumis là où il souhaitait aller. Moi, elle est parfaite, à chaque fois…

Ces sessions sont pour nous de fabuleux révélateurs de nos désirs individuels que nous arrivons à combler en couple mais également des occasions parfaites de fluidifier encore plus notre communication de couple… Bref! Aujourd’hui on parle de ce que l’on souhaite pour la suite et l’on commande des produits personnalisés chez des créateurs francophones!

Mais ça… Ce sera l’occasion de futurs articles…

Et vous, c’est quoi votre rapport à la fessée en couple, à la domination? C’est quoi vos setups? Vos accessoires favoris? Je suis impatient de lire vos commentaires ici ou sur Instagram!

Post-scriptum

Les accessoires que nous utilisons pour l’instant sont les suivants:

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A propos de Le Captain 166 Articles
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